Studio Ghibli a 33 ans : voici les films immanquables

Cette année, le studio Ghibli a fêté avec ses fans le trentième anniversaire de deux de ses plus grands classiques, à savoir Mon Voisin Totoro et le Le Tombeau des Lucioles. Deux films d’animation qui font désormais partie de l’histoire du genre, à l'image de toutes les productions qu'on a pris le temps de passer en replay pour l'anniversaire.

Ghibli, c’est 33 ans d’existence, 21 films à leur actif (sans compter les court-métrages), dont un en préparation et prévu pour 2020, et même du jeu vidéo. Dans cette filmographie, il y a à boire et à manger, mais surtout des incontournables que notre devoir citoyen nous dit d’aller regarder sans retenue.

Ponyo (2008)

Ponyo est sans doute le film du studio Ghibli qui est le plus destiné aux enfants dans sa réalisation. Ici, ce qui impressionne le plus, c’est le talent d’improvisation d’Hayao Miyazaki. Son génie a débuté le travail de storyboarding avant même d’avoir fini d’écrire le script. Et il en résulte l’un des plus beaux films du studio dans le domaine de l’animation traditionnelle. Dans Ponyo, ni la guerre ni la place de l’homme dans la nature ne sont des thèmes. C’est une magnifique histoire d’amitié dans une composition de couleurs mêlant à merveille des nuances de bleu et de rouge.

Pom Poko (1994)

Les humains continuent d’agrandir leur territoire en prenant celui des animaux. Pour lutter face à cette soif de domination, une bande de tanuki (espèce de raton laveur) se révolte et prend les armes. Pom Poko est l’un des films les plus étranges du studio, réalisé par Isao Takahaka, mais fait aussi partie des plus politiquement engagés. Les attaques des tanuki sont magnifiquement mises en scène, de même que la manifestation de leurs capacités. Mais au-delà de ça, il montre le conflit gangrénant une société entre modérés et radicaux, face à un événement où l’usage de violence finie par être l’unique solution reconnue comme étant viable.

Le Voyage de Chihiro (2001)

Au niveau international, Le Voyage de Chihiro est souvent considéré comme le porte-étendard du studio Ghibli, et par extension du travail de Hayao Miyazaki. Ce n’est pas son film le plus engagé, mais clairement celui où ses animateurs ont eu le plus de liberté. Chihiro est un personnage tout de même complexe, dans son genre. Elle n’a pas vraiment d’objectif fixe, et n’agit pas forcément comme on pourrait s’y attendre. Le scénario est loin d’être convaincant, tant ses décisions sont irrationnelles par rapport à ce qui lui arrive. Mais ce film est avant tout un festival d’animation qui plonge le public dans des effets visuels à couper le souffle. La scène du train est d’ailleurs l’un des parfaits exemples du talent de Miyazaki en termes de narration et de mise en scène.

Porco Rosso (1992)

Là où le studio Ghibli a pris l’habitude de faire l’éloge de la nature, ou de critiquer les actions de l’homme, Porco Rosso prend cette fois le public à contre-courant, en mettant en avant l’exploration et le vol, symbole de la conquête de l’homme, avec un pilote chasseur de prime relâché par le service militaire. Hayao Miyazaka est un fan de l’aviation, et on sent qu’il l’a montré ici. Ce film n’est ni dramatique, ni politique, malgré la présence de certaines scènes de pure émotion. Porco Rosso est avant tout une comédie, et une preuve que l’auteur a une liberté d’action au sein du son studio. Miyazaka nous offre une des scènes les plus mémorables de sa filmographie, en rendant hommage aux pilotes morts au combat dans une montée au ciel à bord de leurs avions.

Mon Voisin Totoro (1988)

Regarder Mon Voisin Totoro demande une certaine forme de patience, puisque le film n’a pas vraiment de plot, au sens conventionnel du terme. Ce qui ne signifie pas qu’il est dénué de sens. Hayao Miyazaki y livre l’innocence de l’enfance. Le désir de découverte qui n’est pas réfréné par la peur de l’inconnu, poussant à poursuivre des créatures aussi étranges qu’adorables dans la forêt. Ce film est sans doute le plus adorable du studio. Demandez à n’importe qui l’ayant vu, ils parleront forcément de la scène du parapluie. La conclusion est aussi sévère que le film est attachant, puisqu’elle rappelle que des tensions existeront toujours entre l’homme et la nature.

Princesse Mononoke (1997)

Parlant de conflit avec la nature, aucun film d’Hayao Miyazaki ne traite mieux le sujet que Princesse Mononoke. Nous ne sommes pas dans l’excellence en termes d’animation, mais Miyazaki réussit tout de même à représenter une monde qui est à la fois de toute beauté et ravagé par la violence et la maladie. Humanité et nature coexistent, mais comme il est impossible de satisfaire tout le monde, certaines personnes décident de prendre le dessus sur l’autre partie. On assiste à la plus impressionnante et effrayante démonstration de la force de la nature dans un film Ghibli, avec un message anti-guerre à peine voilé dans les dialogues des personnages. Le tout orchestré dans une magnifique bande-originale.

Le Vent se Lève (2013)

Hayao Miyazaki est une légende du studio. Et à travers Le Vent se Lève, il nous livre l’un de ses plus grands chefs-d’œuvre, avec des thématiques qui lui ont toujours été chères. Ici, nous suivons un jeune ingénieur devant créer des machines de toute beauté, tout en sachant que les hommes pervertiront indubitablement sa création à des fins de destruction. Un décalage représenté à merveille entre les magnifiques plaines verdoyantes bercées par le vent et les nuages, et les horreurs causées par le Grand Tremblement de Terre du Kantô. Une critique de la guerre comme jamais l’auteur n’en avait jamais faite, avec en prime l’une des plus belles histoires d’amour vues par le studio.

Le Tombeau des Lucioles (1998)

L’un des films les plus tristes jamais réalisés par Isao Takahata. Cette histoire suit la vie (ou la survie) d’un frère et d’une sœur pendant la guerre, dans une terre désolée et ravagée par les conflits des hommes. Un thème cher au studio, et que Takahata retranscrit à la perfection, en s’étant servie d’images qui lui revenaient du bombardement de sa ville natale lorsqu’il avait 9 ans. Dans son film, il montre les attaques aériennes comme des forces de la nature, là où l’émotion se trouve dans la manière qu’a la population de surmonter cette épreuve. Ici, la critique anti-guerre ne se trouve pas dans les morts engendrées les attaques, mais dans le fait que ces massacres auraient pu être évités par leurs auteurs.

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