Discrimination sexuelle au travail : Riot Games au cœur d’un gros scandale

L’éditeur du jeu numéro 1 de l’esport est aujourd’hui traîné devant le tribunal de Californie pour discrimination. Les femmes de l’entreprise prennent la parole pour dénoncer des années de maltraitance sur leur lieu de travail.

A peine le temps de savouer le succès du groupe de K-pop K/DA que Riot Games doit déjà faire face à scandale de taille. L’éditeur du jeu League of Legends est poursuivi en justice par ses propres employés pour discrimination sexuelle sur le lieu de travail. Plusieurs femmes se sont plaintes de harcèlement sexuel et dénoncent également des inégalités concernant le processus d’embauche, l'obtention de postes clés et la rémunération au sein de l'entreprise. 

Dans une déclaration, Riot a affirmé que « toutes les allégations sont prises au sérieux et font l’objet d’investigation ». Et pourtant, il est inutile de chercher bien loin. Par exemple, le dossier mentionne qu’"une des employés a découvert une chaîne de mails se questionnant sur ce que ça ferait de ‘‘la pénétrer’’, et où un collègue rajoute "qu’elle serait un bon coup d’un soir". Des discussions encore plus entachées par le slogan que Brandon Beck, co-fondateur de la boîte, avait utilisé : « no doesn’t necessarily mean no ». Un employé masculin avait alors simplement expliqué qu’il s’agissait d’une blague masculine sur le viol.

Le temps est à la parole

Le dossier est une mine d’histoires refoulées par des années de silence. Ce qui est notamment le cas de Melanie McCracken, qui travaille chez Riot depuis 2013, et accuse Scott Gelb, le directeur de l’exploitation, de toucher les femmes sur leurs parties intimes. On peut aussi citer Jessica Negrón, employée de 2015 à 2017. Elle y dénonce notamment le fait qu’elle touchait 56.000 dollars/an pour faire le même travail que son prédécesseur de l’an passé, qui, lui, était payé 160.000 dollars.

De nombreuses histoires peuvent être lues sur internet, et toutes cassent l’image de Riot. L’éditeur était pourtant il y a peu classé parmi les entreprises où il y faisait bon travailler. Dans un communiqué diffusé sur leur site web, les Rioters, comme on les appelle, essaient toutefois de calmer le jeu. Ils affirment d’ailleurs croire que « Riot devrait être le foyer des plus grands talents du gaming ». A voir si des mesures seront effectivement prises pour lutter contre la discrimination sexuelle sur le long terme.

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